vendredi 3 septembre 2010

RESUME 82/1-2/06

ROLLIN (Perrine), Du pétrin au comptoir : la boulangerie dijonnaise, enjeu politique et administratif. 1813-1863.

En août 1847, le maire de Dijon Victor Dumay rappelle la nécessité d’encadrer l’artisanat de la boulangerie, qui, selon lui, « peut avoir une influence si puissante sur le maintien de l’ordre et de la tranquillité publique ». Comme ses prédécesseurs, le premier magistrat sait combien la vie de la cité est rythmée par la production du pain, aliment de base de la majorité des administrés. Pour les notables du pouvoir, la boulangerie n’est pas un commerce comme un autre. Il s’agit d’un pilier de la gestion politique locale, cristallisant de multiples enjeux politiques et administratifs. Les autorités locales s’immiscent donc dans tous les rouages de cette activité : ouverture de la boutique, fabrication des pâtes dans les fournils, vente du pain dans les échoppes. Leur objectif est double. Il s’agit d’assurer la sécurité alimentaire dans la cité et surtout de la garantir au quotidien. 

In August 1847, Dijon’s Mayor Victor Dumay, reminds that it is necessary to supervise the bakery trade, which, according to him, ‘can have such a powerful influence on the maintaining of order and public peace’. Like his predecessors, the Chief Magistrate knows how the life of the city is regulated by the production of bread, staple of most citizens. For the notables in power, bakery is not a business like any other. It is a mainstay of the management of local politics, crystallizing numerous political and administrative issues. Local authorities get involved into the whole inner working of this trade - the opening of a shop, the making of the dough in the bakeries and the selling of bread in the shops. Their purpose is dual- they aim at securing food safety in the city, but most of all, at ensuring it on a daily basis.